I) Je ne sucre jamais mon café, excepté le café au lait. Je ne sucre jamais mon thé, excepté le thé à la menthe. Le café au lait et le thé à la menthe ont également ceci de commun que je n’en consomme jamais chez moi, tout bêtement parce que je n’y pense pas.
    II) Bien que je m’y intéresse de très près, je ne parle pas le Breton. Ce n’est pourtant pas les grammaires et les dictionnaires qui manquent dans ma bibliothèque, ni les leçons avec support auditif, mais plus je me familiarise avec cette langue, plus la nécessité de l’apprendre de façon vivante s’impose. Non que je la trouve particulièrement belle à entendre (je préfère de loin les sonorités du Navajo, du Chinois ou de l’Arabe coranique), mais je pressens que le Breton cousine avec ma manière secrète de penser, par exemple quand des songeries m’absorbent lors d’une promenade. Il est trop tard, je ne serai jamais un bretonnant digne de ce nom, mais j’ai hâte de domestiquer les bases afin de découvrir pourquoi cette langue me fait depuis si longtemps, et mystérieusement, les yeux doux.
    III) J’aime les viandes crues, les tartares et les sashimis, les carpaccios, du cheval à la coquille saint-Jacques, du thon rouge au bœuf grossièrement haché. Je sais, c’est truffé de radicaux libres qui vous fanent le pourtour des yeux en un rien de temps (Dieu merci j’ai la peau épaisse et des défenses immunitaires plutôt efficaces, pas de pattes d’oie à l’horizon) ! Pourtant, j’ai été éduqué au produit cuit à point ou longuement mijoté. Je ne sais d’où cette pulsion carnassière m’est soudainement arrivée.
    IV) J’ignore pourquoi, mais trop souvent l’on me croit cultivé. Personnellement, et comme j’aime à le répéter, les gens cultivés ne me fascinent pas, excepté s’ils sont véritablement (et humblement) érudits en une ou deux matières (ceux qui se veulent encyclopédiques révèlent bien des fois dans la foulée des traits de caractère qui m’exaspèrent). J’ai eu jadis l’esprit vif et enclin à la curiosité, d’où un vague capital. Puis cette période a pris fin. Je lis aujourd’hui peu de livres, beaucoup de sujets m’ennuient, mes centres d’intérêt se comptent sur les doigts d’une main. Cette indigence intellectuelle, si je la reconnais volontiers, n’est hélas pas toujours aussi évidente que je l’espère, si bien que je déçois souvent.
    V) Je suis daltonien. Je confonds certaines couleurs de valeurs égales, un handicap mis en évidence par mon professeur de dessin au collège, plus tard confirmé par les tests lors des "trois jours" de l’Armée. Quand je peignais, je jouais avec ce caprice des rétines (j’avais néanmoins appris le cercle chromatique par cœur pour tempérer mes maladresses). Mais maintenant que je prends des leçons de code pour passer le permis, je m’aperçois que je commets de dangereuses confusions.
    VI) Dans un rapport sexuel, j’aime faire jouir plus que j’aime jouir. Pourtant je suis strictement actif même si (hélas, des dispositions bêtement physiques ne me le permettant pas) je rêve de pouvoir m’offrir plus passivement.
    VII) Chaque matin je gobe deux médicaments, un blanc un bleu : les deux traitant des troubles du comportement notamment dûs à mon alcoolisme et à mes crises d’angoisse liés à ma dépression. En complément, je peux utiliser du Xanax ou du Lexomil en fonction des anxiétés que je rencontre. Si je reste trop longtemps sans les prendre, je peux me mettre soudainement à blêmir, à suer, à trembler, à bégayer et à être incapable de rester dans un lieu public, fut-ce en compagnie d’amis. Je bénis d’avance le jour où je n’aurai plus besoin de ces béquilles pour retrouver de la personnalité.
    VIII) Si Pêr venait à disparaître demain, hormis le chagrin qui me dévasterait, je serais infoutu de gérer seul l’aspect administratif de ma vie : il s’occupe de tout.
    IX) Pêr m’a donné ma première leçon de conduite dimanche dernier sur le vaste parking de la Croix des Gardiens. Je ne me vois pas du tout, à ce stade, m’engager sur une route. Au bout de vingt minutes j’avais les phalanges tremblotantes et les paumes moites (notamment lorsque j’ai passé la seconde vitesse). Je ne sais pas ce qui m’a pris de vouloir passer le permis : je doute, j’ai l’impression d’entrer dans un gouffre où je n’aurais rien à y faire.
    X) Je mange quasiment de tout, sauf : des tripes, de l’andouille, de l’andouillette (excepté celle mélangée à de la viande de canard), du velouté ou du jus de tomate (bien que j’adore autrement ce fruit), du museau, du pied de porc, de la tête de veau (épargnez-moi en général les cartilages et les gelées), de la cervelle ou du cervelas (mais ne vous y mèprenez pas, j’apprécie bon nombre d’abats, tels rognons, foie, cœur, gésiers, etc ; je n’ai en revanche jamais mangé de ris de veau).
    XI) Étudiant, j’ai pris des cours de chant classique après avoir été remarqué malgré moi dans une chorale (j’énervais les autres basses à cause de mon coffre). Une professeure du conservatoire de Strasbourg, qui avait pris le temps de m’auditionner chez elle, avait accepté de me donner des cours après que j’eus été deux mois entraîné à chanter un air baroque italien. Mais ses cours coûtant trop chers, j’avais laissé là ma brève carrière de baryton martin. Aujourd’hui, je suis un excellent bathroom singer !
    XII) À Paris, j’avais un malin plaisir : manger un œuf dur à un comptoir de bar en buvant une bière blonde.
    XIII) Parmi les comportements que je déteste le plus, m’indispose l’absence d’humilité. J’exècre aussi l’individualisme revendiqué, la moquerie déplacée, le sentiment de supériorité, l’irascibilité, l’agressivité, l’orgueil, le sans-gêne, l’arrogance, bref : tout ce qui place l’autre en dessous, qui que ce soit ; je ne crois en aucun sentiment qui dévalorise autrui. Et qu’importe si j’y perds des plumes.
    XIV) Entre Pêr et moi, malgré nos dix-neuf ans de vie commune, une pudeur est maintenue, au point que nous nous voyons rarement nus. Paradoxalement, je n’ai jamais éprouvé aucune gêne avec des inconnus.
    XV) J’aime les enfants. Réaliser de ne pas en avoir n’a pas été une période facile à enjamber. J’ai désormais quarante ans, il est à mon sens trop tard. Et puis financièrement nous ne serions pas viables. Quand mon neveu (côté Pêr) est né, je lui ai tricoté un pull irlandais. L’autre neveu (le fils de mon frère), les circonstances ont fait qu’on m’a peu laissé l’opportunité de jouer l’oncle. J’aime les enfants. Mais Pêr, jusqu’à récemment, n’en voulait pas.
    XVI) Depuis quelques mois, quoi que j’avale le matin, une envie de vomir systématique suit ; des hoquets, des nausées m’étranglent. Paradoxalement, j’ingurgite toujours quelque chose avant de boire mon mug de café noir. Même si ça se finit à genou au-dessus de la cuvette des chiottes.
    XVII) Nos relations sexuels, entre Pêr et moi, sont assez complexes. Pêr ne demande jamais à faire l’amour et refuse la majeure partie de mes avances. Pourtant notre couple fonctionne et les signes de tendresse ne manquent pas. Il sait bien sûr que je compense soit avec d’éphémères amants (ce qui n’est plus le cas depuis des années), soit via des vidéo-tchats (que je m’amuse à refréquenter depuis deux semaines). Autant dire que la masturbation équilibre actuellement mes soifs érotiques, même si entendre Pêr expirer de plaisir me comblerait prioritairement. Comme quoi, vivre amoureusement avec son conjoint, ça ne s’explique pas et ça ne passe pas forcément pas la bite.
    XVIII)  Je mesure 1m93. Ma taille a très souvent joué contre moi. J’aurais aimé faire dix à vingts centimètres de moins. Pour séduire, pour m’habiller, pour ne plus me cogner.
    XIX) Il existe un chant de Denez Prigent dont j’ai fait mon hymne. La première phrase dit : "N’eus forzh an avel hag ar glav" ("Qu’importe le vent et la pluie"). C’est tout moi ! (quand je relis cette phrase en Breton je souris, car je me souviens d’un manuel qui prétendait que cette langue se prononce telle qu’elle s’écrit, ce qui est inexact). Ce chant, je me le suis intérieurement fredonné samedi dernier alors que j’arpentais la côte nord du cap Sizun.
    XX) Je ne peins plus. Mais reprendre le pinceau, j’y pense quotidiennement. J’ai un problème avec la peinture figurative telle que je la pratiquais autrefois. Aujourd’hui j’ai envie d’allier la sobriété de la peinture chinoise avec la rusticité des landes et des côtes bretonnes. Mais il existe en moi cette dualité inextricable : d’un côté un enclin pour la pureté du trait et, de l’autre, une facilité à représenter goulûment la sensualité (en l’occurrence celle masculine). L’idéal serait de travailler un compromis.
    XXI) J’ai déjà mangé des insectes rapportés d’Afrique. Manger du chien chinois ne me dérangerait pas.
    XXII) J’aime l’œuvre de Bowie de 1968 à 1981, j’aime le blues du Mississipi, j’aime Bach, J’aime Arvo Pärt, j’aime Barbara, j’aime les gwerzioù bretonnes, mais je dois avouer : je n’écoute quasiment plus de musique. Non que je la fuis, mais il se trouve qu’un jour les petits détails du silence sont subitement devenus prioritaires, si bien que je ne comprends pas du tout qu’on se balade avec des i-pods vissés dans les oreilles.
    XXIII) Si nous avions un jardin, je n’y planterais que des fleurs blanches (et un potager).
    XXIV) J’ai été heureux et je le redeviens. Depuis que j’ai effectué ma cure de sevrage alcoolique j’ai réalisé que j’aimerais vieillir. Comme si une lumière, à l’intérieur, s’était rallumée. Par deux fois j’ai attenté à ma vie, idiotie que je ne commettrais plus. Je m’étonne de la résistance de mon corps après ce que je lui ai fait subir. Aujourd’hui j’ai envie de vivre, la cigarette et le whisky restant mes deux derniers obstacles.
    XXV) Quand j’habitais Paris je suis sorti deux mois avec un travesti d’une grosse dizaine d’années mon aîné. Il avait été marié et disait à ses enfants qu’il était clown dans un cirque.



21 Commentaires



  1. raf écrit :

    Je constate qu’on a beaucoup de particularités en commun ( le non sucrage du café noir, le traitement anti-anxiété et surtout cet horrible préparation au permis!). J’apprécie ce texte, c’est bête mais j’ai l’impression de te retrouvé :smile:



  2. Kridienn écrit :

    Si je peux me permettre d’essayer de te rassurer concernant le permis. Les mains qui tremblent et les paumes moites ne doivent pas te décourager. Mon ami a connu la même chose : il a passé son permis il y a tout juste deux ans et demi, à l’âge de 36 ans. Je l’ai encouragé dans ce sens. Au début, il avait le même ressenti que toi. Mais finalement, au bout du compte, il est aujourd’hui très heureux d’être enfin libre d’aller et venir sans dépendre des autres, libre d’accepter un emploi en dehors de Quimper et bien-sûr, ses mains ne tremblent plus. Le jeu en vaut la chandelle, je t’assure. Accroche-toi.

    Concernant le breton, ça vaut le coup de s’y mettre aussi ! Non, il n’est pas trop tard pour devenir un bretonnant digne de ce nom ! A moins que tu entendes par là un maître en la matière ! Une langue, c’est comme la musique, ça peut s’apprendre à tout âge, pour peu que tu en aies envie et quelques prédispositions qui t’aident à la tâche… Et puis, il faut du travail, beaucoup de travail.



  3. calystee écrit :

    Comparer, c’est idiot, et impudique aussi. tant pis, je me lance. Je me retrouve proche d’un certains nombre de points que tu évoques ici:
    8°) Je le croyais aussi. Mais c’est comme conduire: on apprend à tout âge. J’en ai fait l’expérience.
    13°)Rien à rajouter. J’adhère totalement.
    14°)Nous avons eu 33 ans de vie commune avec Pierre. Je peux sans aucun problème me montrer nu à des étrangers. Avec lui, de la pudeur, oui. Le voir nu me faisait toujours un peu bizarre. Un peu comme si je m’apprêtais à l’» inceste» . C’est peut-être un bien grand mot mais je n’en trouve pas d’autre plus évocateur de cette gêne ressentie.
    15°)Tu as sans doute, depuis que tu me lis, deviné mon rapport très particulier à la paternité.
    22°)A part la musique bretonne, similitude complète de goût. Je suis content de voir cité Arvo Part, que bien peu connaissent. Et Barbara, bien sûr. Et comme toi, je suis dans une période silence.
    24°) « J’ai été heureux et je le redeviens» . Je m’applique aussi la première partie de ta phrase. Pour la seconde, je fais tout pour mais je doute certains jours d’y parvenir. Il y a trop de murs partout dans lesquels foncer.

    Merci de ta sincérité.



  4. Kab-Aod écrit :

    @ Raf : Déjà des anxiétés à traiter, si jeune ? Prends soin de toi :razz:

    @ Kridienn : C’est aussi pour élargir ma zone de travail que je me suis décidé à passer ce foutu permis. J’ai du mal à me projeter au volant d’un véhicule, mais j’imagine qu’un jour le déclic viendra.
    Pour le Breton, je devine bien le travail que l’entreprise exigera. Mais je tiens à ce que cela reste un plaisir.

    @ Calyste : Je comprends bien l’emploi du mot « inceste»  dans ce contexte. Je n’hésite pas à prétendre qu’une forme de fraternité s’est développée entre Pêr et moi. Ce n’est probablement pas systématique dans les couples, mais certaines amours possèdent cette fibre supplémentaire.



  5. KarregWenn écrit :

    Eh bien au petit jeu des ressemblances, ou des rencontres, comme on voudra, la prochaine fois que vous viendrez me voir en mon donjon, nous dégusterons quelques délices crus (mais j’y rajouterai des radis noirs, et des fenouils) puis nous prendrons un thé sans sucre en écoutant Arvo Pärt ou Bach, et tu auras intérêt à m’expliquer en quoi les sonorités du breton seraient eclipsées par celle du chinois (je rigole, hein).
    Au chapitre des dissemblances, la musique bretonne, à quelques très rares exceptions près me rase absolument, j’ai toujours adoré conduire, et si j’avais un jardin il irait sans doute plutôt du bleu au violet intense, avec une pointe de jaune pâle pour les roses.
    Des insectes, pourquoi pas, on mange bien des langoustines, ça a plein de pattes et de pinces…



  6. Kab-Aod écrit :

    @ KarregWenn : T’inquiète, nous sommes aussi friands du radis noir et du fenouil :smile:
    Pour la musique bretonne, certes, il y a à boire et à manger, et écouter une heure d’affilée du « kan ha diskan»  peut finir par (me) saoûler.
    Les insectes, j’ignore de quelle espèce il s’agissait. Ils étaient grillés et craquaient comme des cloportes sous la dent…



  7. Nicolas écrit :

    Le nombre de gays daltoniens me sidère ! De quoi monter une armée. :???:
    J’ai beaucoup aimé le 25 :)



  8. Lancelot écrit :

    C’est la « liste des 25″ la plus originale qu’il m’ait été donné de lire.
    Pour le 13, j’adhère aussi, à un détail près. Qu’est-ce exactement que l’irascibilité ? Pour moi, c’est se mettre facilement en colère. Je pense donc être irascible, mais ce défaut s’exerce rarissimement contre autrui. C’est plutôt vis-à-vis des objets, des situations… Mon irascibilité ne place donc personne ‘en dessous’ (je pense).
    23 : Pourquoi uniquement des fleurs blanches ????
    Moi aussi, le 25 m’a beaucoup plu.



  9. Kab-Aod écrit :

    @ Nicolas : C’est sans-doute pourquoi nous avons choisi l’arc-en-ciel pour drapeau. Ça met tout le monde d’accord :cool:
    Florian, le transformiste que j’évoque, était un personnage très touchant et souvent drôle. C’est ce qui m’avait séduit.

    @ Lancelot : J’ai connu des irascibles qui s’emportaient contre quiconque les contrariait. Personnellement, j’y vois une forme de violence. Mais, de façon plus générale, je n’aurais pu vivre avec une personne qui se mettrait constamment dans des colères noires. Ce doit être très usant, à la longue.
    Pour les fleurs blanches, je ne connais pas la raison, c’est « physique» . Les fleurs colorées me parlent moins, même si je sais apprécier certains éclats.



  10. Marie écrit :

    Ce sont toutes ces particularités qui te rendent unique. :sad:



  11. Kab-Aod écrit :

    @ Marie : Mais qui d’entre nous ne serait pas unique ? :!:



  12. christophe écrit :

    C’est déjà si compliqué d’être un, alors si en plus, il y a le risque d’être plusieurs…
    C’est incroyable comme cette liste, anodine et grave, peut rendre les gens attachants



  13. Kab-Aod écrit :

    @ Christophe : Oui, curieusement cette liste nous mets sous une loupe alors que ce n’est pas faute de sincèrement se dévoiler à chaque billet.



  14. Marie écrit :

    Celui qui aurait un jumeau … :grin:



  15. Cornus écrit :

    Cela va paraître bien anecdotique : nous partageons deux « tares»  : le daltonisme et le désamour de la tête de veau



  16. Kab-Aod écrit :

    @ Cornus : Je réalise en ce moment, dans le cadre de mes leçons de code, que le daltonisme est une vraie tare. Es-tu toi-même conducteur ?
    Quand à la tête de veau, j’attendrai que KarregWenn m’en fasse découvrir une version appétissante (KarregWenn, si tu lis ce message, prévois quand même une tranche de foie de bœuf au cas où ^^ !)



  17. Cornus écrit :

    Je suis effectivement conducteur et je distingue quand même les couleurs des feux tricolores (encore que parfois, c’est moins évident pour les feux à diodes ou quand il y a une forte luminosité, je ne vois plus la différnce entre le vert et l’orange). En tout état de cause, cela n’est pas grave puisqu’on se repère à la position. En revanche, pendant mon service militaire, mon daltonisme m’a empêché d’être le chauffeur du capitaine, notamment du fait, m’a-t-on dit, des feux de combat, des sortes de phares qui éclairent comme une bougie pour rouler la nuit. Ridicule, parce que j’ai une bonne vue nocturne.
    Mais peut-être as-tu d’autres soucis du genre confondre un panneau indicateur sur fond bleu (autoroute) ou sur fond vert ? Personnellement, je vois toujours la nuance.
    Personnellement, c’est dans les études que ma mauvaise vision des couleurs m’a posé problème, notamment lorsqu’il fallait faire des observations microscopiques avec des colorants spéciaux qui coloraient de façon différente certaines cellules… J’éprouve aujourd’hui encore quelques difficultés dans le cadre de mon travail en botanique ou en cartographie(mais c’est rarement bloquant, je demande).



  18. Kab-Aod écrit :

    @ Cornus : entre les panneaux verts et bleus, il m’arrive souvent de confondre, comme avec ceux blancs et jaunes. Avant d’interroger la couleur je mesure la valeur, ce qui parfois prend trop de temps pour distinguer. Sur la vraie route j’arrive à peu près à tirer mon épingle du jeu, mais sur les diapos des leçons de code c’est un enfer ! Et puis maintenant il ne faut plus dire « feu orange»  mais « feu jaune»  : comment veux-tu qu’on s’en sorte ! ^^



  19. Cornus écrit :

    Je ne vois pas à quoi tu fais allusion pour les panneaux à fond blanc ou fond jaunes à moins que tu parles pour ces derniers des panneaux temporaires (rares en principe). Personnellement, je vois la différence, sauf la nuit. On passe encore de vieilles diapos dans les leçons de conduites (tu m’étonnes que les couleurs doivent être délavées). N’y a-t-il pas des trucs sur ordinateur et vidéoprojecteur ?



  20. Kab-Aod écrit :

    @ Cornus : Oui, je parle des panneaux temporaires. L’auto-école utilise effectivement un vidéoprojecteur, mais comme la pièce reste semi-éclairée, l’image n’est pas aussi vive qu’il le faudrait .



  21. Henri-Pierre écrit :

    Une vie, à fleur d’émotion.
    J’y reviendrai ; souvent.
    Beaucoup de choses me sont communes.
    Mon camarade.

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