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	<title>Kab-Aod, videos &#187; Autoportrait</title>
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	<description>Kabaod - videos en Bretagne</description>
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		<title>Bientôt loin des hypocrisies</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 14:41:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kab-Aod</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autoportrait]]></category>

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		<description><![CDATA[I) Quatre matins encore. &#192; arborer sur la poitrine mon statut de stagiaire. Puis, vendredi, de retour &#224; l&#8217;&#233;cole, la promotion, r&#233;unie pour la derni&#232;re fois, sera convi&#233;e &#224; exprimer un bilan. Nos joies et nos peines depuis septembre. Ce qui convenait, ce qui p&#233;chait, le sentiment d&#8217;avoir acquis, ou pas. Le 9 juillet, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">I) Quatre matins encore. &Agrave; arborer sur la poitrine mon statut de stagiaire. Puis, vendredi, de retour &agrave; l&#8217;&eacute;cole, la promotion, r&eacute;unie pour la derni&egrave;re fois, sera convi&eacute;e &agrave; exprimer un bilan. Nos joies et nos peines depuis septembre. Ce qui convenait, ce qui p&eacute;chait, le sentiment d&#8217;avoir acquis, ou pas. Le 9 juillet, la R&eacute;gion, apr&egrave;s consultation des r&eacute;sultats, officialisera l&#8217;obtention des dipl&ocirc;mes. J&#8217;avoue, je ne m&#8217;inqui&egrave;te pas. La formation m&#8217;a appris, m&#8217;a r&eacute;joui et bouscul&eacute;. Stress&eacute;, souvent. Aussi &eacute;puis&eacute;. J&#8217;ai commis un parcours sans faute, je suppose la moyenne sup&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; 16. Comp&eacute;tences reconnues, &eacute;valuations valid&eacute;es, commentaires &eacute;loquents. Lundi apr&egrave;s-midi, par anticipation, je dois me rendre &agrave; la lingerie centrale pour effacer le mot &quot;&eacute;l&egrave;ve&quot; de mes tuniques. Me voici d&eacute;sormais &quot;aide-soignant&quot;, pleinement. Avec cette impression de n&#8217;&ecirc;tre qu&#8217;au pied de la montagne.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; II) Divers arguments l&#8217;ont motiv&eacute;e. D&#8217;abord <a onclick="window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,width=800,height=606,status'); return false" href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2207.JPG"><img hspace="6" border="0" align="right" vspace="2" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2207.JPG" style="width: 210px; height: 158px;" alt="" /></a>je suis un gar&ccedil;on, grand, proportionn&eacute;, denr&eacute;e rare et utile, avec la voix grave qui apaise. De par mon parcours atypique et la personnalit&eacute; cons&eacute;quente j&#8217;apporte un souffle. Stagiaire dans son service depuis trois semaines et consid&eacute;r&eacute;s les &eacute;loges de l&#8217;&eacute;quipe, elle pr&eacute;f&egrave;re agripper une valeur s&ucirc;re, etc. Je sais par ailleurs que le rempla&ccedil;ant pr&eacute;vu pour cet &eacute;t&eacute; &eacute;tait le fils d&#8217;une titulaire du service et que ces choses-l&agrave; ne se font pas. Qu&#8217;&agrave; l&#8217;occasion me conserver dans l&#8217;unit&eacute; optimiserait sa gestion du planning. Ensuite la discussion, sans-doute apr&egrave;s que la cadre eu per&ccedil;u mon imperm&eacute;abilit&eacute; &agrave; la flatterie, s&#8217;orienta, le ton plus s&eacute;rieux, vers mon possible potentiel : devenir infirmier, avec les possibles &eacute;volutions. J&#8217;ai soupir&eacute; int&eacute;rieurement. De lassitude. Cette manie qu&#8217;on a de surestimer ma placidit&eacute;, la confiance qu&#8217;elle inspire. J&#8217;ai song&eacute; un instant &agrave; cette psychoth&eacute;rapeute d&eacute;sol&eacute;e d&#8217;apprendre que j&#8217;avais pass&eacute; mon enfance &agrave; servir de &quot;faire-valoir&quot; &agrave; mes parents. &Agrave; &ecirc;tre celui qui r&eacute;ussi, qui a du talent, pour valoriser la lign&eacute;e, la racheter. D&#8217;o&ugrave; mon aversion pour la moindre manifestation d&#8217;orgueil. Deux jours plus tard la cadre confirmera qu&#8217;elle aura su convaincre la direction des ressources humaines : je travaillerai donc cet &eacute;t&eacute; l&agrave;-m&ecirc;me o&ugrave; je termine mon dernier stage. L&#8217;&eacute;quipe a bondi de joie. Tandis que je me disais que j&#8217;&eacute;tais bien peu de chose.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; III) Dans la foul&eacute;e la cadre a remani&eacute; mon planning de rempla&ccedil;ant : bien que mon contrat d&eacute;bute le 5 juillet, je ne commencerais mon activit&eacute; que le lundi 12 au soir, soit apr&egrave;s une s&eacute;rie de cong&eacute;s et de RTT combin&eacute;s en pr&eacute;ambule. <a onclick="window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,width=800,height=606,status'); return false" href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2202.JPG"><img hspace="5" height="156" border="0" align="left" width="205" vspace="4" alt="" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2202.JPG" /></a>Bien entendu, elle me pr&eacute;sente ce cadeau comme un souci de m&#8217;offrir du repos apr&egrave;s cette ann&eacute;e de formation marathonienne, connue pour &eacute;reinter par sa densit&eacute;. En v&eacute;rit&eacute;, elle m&#8217;avance des repos dont je ne b&eacute;n&eacute;ficierai pas en ao&ucirc;t, ni en septembre, p&eacute;riode o&ugrave; la majorit&eacute; du personnel titulaire esp&egrave;re des cong&eacute;s. Je tais le fait que &ccedil;a m&#8217;arrange. Car, de fa&ccedil;on inopin&eacute;e, je me retrouve avec deux semaines cons&eacute;cutives de vacances, occasion b&eacute;nie de prolonger notre s&eacute;jour en Loz&egrave;re. Mon conjoint, au t&eacute;l&eacute;phone, ne revenait pas d&#8217;une telle aubaine puisque ses propres cong&eacute;s correspondaient soudainement aux miens, du premier au dernier jour. Deux semaines ensemble, loin, &agrave; deux pas d&#8217;un clapotis cristallin, ses gu&eacute;s symboliques. Un signe de plus. Aussi prendrons-nous le temps de gagner les C&eacute;vennes (douze heures de route) via un bivouac &agrave; Montlu&ccedil;on (ce qui divise en deux le trajet). Plus de trois ann&eacute;es que mon homme et moi n&#8217;avons pas joui d&#8217;une telle parenth&egrave;se. Qui plus est dans ce petit paradis oubli&eacute; depuis dix ans et o&ugrave; pourtant, les dix premi&egrave;res ann&eacute;es, notre couple a pris ses meilleurs rendez-vous.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; IV) Un jour, sous un autre pseudonyme, j&#8217;avais d&eacute;nonc&eacute; une situation familiale, r&eacute;pertoriant mot pour mot des phrases f&acirc;cheuses dans un style brutal qui omettait de pr&eacute;ciser que je n&#8217;adh&eacute;rais pas &agrave; ce que j&#8217;avais collect&eacute;, choix litt&eacute;raire oblige. Mon &quot;fr&egrave;re&quot;, toujours soucieux dans sa grande b&ecirc;tise de profiter des crises et des drames, &agrave; qui par faiblesse j&#8217;avais confi&eacute; l&#8217;adresse du blog, imprima l&#8217;article (sous un pr&eacute;texte &eacute;c&oelig;urant) et l&#8217;offrit (pour se d&eacute;douaner, tout &quot;non grata&quot; qu&#8217;il &eacute;tait devenu) &agrave; mes parents. Si bien que le lendemain toute la famille m&#8217;intima de me taire et coupa tout contact sans autre alternative, jusqu&#8217;&agrave; m&#8217;interdire l&#8217;enterrement d&#8217;oncles proches. Longtemps j&#8217;ai culpabilis&eacute;, malgr&eacute; <a onclick="window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,width=800,height=606,status'); return false" href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2205.JPG"><img hspace="7" border="0" align="right" vspace="4" alt="" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2205.JPG" style="width: 200px; height: 154px;" /></a>ma bonne foi. La vie de mon cadet est une catastrophe : mari&eacute; t&ocirc;t, divorc&eacute; t&ocirc;t, alcoolique, une ex-femme a demi folle mal-aim&eacute;e des assistantes sociales, une fille malgr&eacute; tout qui a fini par le fuir, un fils meurtrier et &eacute;crou&eacute;, un go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour l&#8217;argent et la supercherie, &quot;bla bla bla&quot;. Tout ce bordel que ce &quot;fr&egrave;re&quot; cherche d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment &agrave; me faire partager au nom de l&#8217;orgueil familial, &agrave; grands coups de bas arguments, m&#8217;ont r&eacute;solument r&eacute;volt&eacute;. P&eacute;d&eacute;, artiste, bon pain et cosmopolite, on me rappelle sans crier gare que je suis l&#8217;a&icirc;n&eacute; quand &ccedil;a va mal. R&eacute;cemment, sur le r&eacute;pondeur, apr&egrave;s des mois de silence, il &eacute;tait question des ennuis de sant&eacute; de mon p&egrave;re. J&#8217;en suis r&eacute;duit &agrave; projeter de changer de coordonn&eacute;es. Pour pouvoir finir ma vie tranquille. Puisque depuis l&#8217;adolescence rien de ce qui m&#8217;arrive ne les concerne. Ils vivent dans un tumulte dont je ne fais plus parti, herm&eacute;tiquement. Personne ne sait que je suis aujourd&#8217;hui conducteur et aide-soignant, &agrave; peine gu&eacute;ri d&#8217;une longue d&eacute;pression et le foie au bord d&#8217;exploser, derniers r&eacute;sultats &agrave; l&#8217;appui. Ils ne savent rien et ne veulent pas savoir, jamais ils ne questionnent sinc&egrave;rement. Je dois me soucier d&#8217;eux, me sacrifier, faire bonne figure, etc. Je suis plein de bonne volont&eacute;, mais satisfaire des orgueils de cette importance, satisfaire des mythomanies, je ne peux plus.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; V) L&#8217;orgueil me sort des yeux. Je me souviens qu&#8217;enfant ma m&egrave;re m&#8217;avait reproch&eacute; d&#8217;en manquer, elle qui pourtant m&#8217;a dress&eacute; pour que je reste tapi dans mon coin, sans broncher, sinon c&#8217;&eacute;tait la baffe. Cette semaine j&#8217;ai re&ccedil;u un mail.<a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2204.JPG" onclick="window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,width=800,height=606,status'); return false"><img hspace="6" border="0" align="left" vspace="4" alt="" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/IMGA2204.JPG" style="width: 180px; height: 139px;" /></a> Lequel m&#8217;accusait d&#8217;injustice, de condescendance, d&#8217;insinuations &agrave; l&#8217;emporte-pi&egrave;ce. Parce que j&#8217;avais signifi&eacute; lors d&#8217;un billet pr&eacute;c&eacute;dent ma capitulation devant l&#8217;&eacute;vidente d&eacute;sertion d&#8217;une pr&eacute;tendue camaraderie, malgr&eacute; mes efforts. Les coups de fil, les invitations, les visites. &Agrave; la lecture de ce mail, j&#8217;ai reconnu mon diable : l&#8217;orgueil, toujours lui, agressif, ce d&eacute;mon coll&eacute; &agrave; mes vieux talons, ce truc qui mord sit&ocirc;t que je le d&eacute;busque.L&#8217;orgueil ne m&#8217;aime pas. Et je plains (et je fuis) ceux pour qui cette valeur sert de r&eacute;f&eacute;rence.<br />
&nbsp;</p>
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