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	<title>Kab-Aod, videos</title>
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	<description>Kabaod - videos en Bretagne</description>
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		<title>Du cromlec&#8217;h jusqu&#8217;à l&#8217;île de Keller</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 08:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kab-Aod</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Promesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce sera, encore. Encore et qu&#39;importe&#160;! Le vent, le soleil ou la pluie, qu&#39;importe&#160;! Une &#238;le plate comme la paume, or des phares sous les ongles, des falaises pour gencives. Mi-juin nous accosterons pour la troisi&#232;me fois, la terre en forme de pince de crabe, qu&#39;il creuse des houles, qu&#39;il bruine des crapauds, qu&#39;il perle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Ce sera, encore. Encore et qu&#39;importe&nbsp;! Le vent, le soleil ou la pluie, qu&#39;importe&nbsp;! Une &icirc;le plate comme la paume, or des phares sous les ongles, des falaises pour gencives. Mi-juin nous accosterons pour la troisi&egrave;me fois, la terre en forme de pince de crabe, qu&#39;il creuse des houles, qu&#39;il bruine des crapauds, qu&#39;il perle &agrave; nos fronts du plomb chauff&eacute; jusqu&#39;&agrave; l&#39;argent. Reste la fa&ccedil;ade <i>Est</i> &agrave; fouler, trom&eacute;nie des douaniers, du cromlec&#39;h jusqu&#39;&agrave; l&#39;&icirc;le de Keller, pour y voir son sang dit le proverbe. Qui voit Ouessant, voit. Et cette fois plus longtemps&nbsp;: douze nuits,</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;">quatorze jours.</p>
<p><a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/carnacajoncsalignement.jpg" onclick="window.open(this.href, '', 'resizable=no,status=no,location=no,toolbar=no,menubar=no,fullscreen=no,scrollbars=no,dependent=no,width=1000,left=80,height=514,top=50'); return false;"><img align="middle" alt="" border="0" height="262" hspace="0" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/carnacajoncsalignement.jpg" vspace="5" width="509" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Territoire du <a href="http://www.kabaod.com/videos/#ouessant" target="_blank">premier film</a> (f&eacute;vrier 2005), souvenir de nos premiers ormeaux (<a href="http://www.kabaod.com/videos/#impressionouessantine" target="_blank">f&eacute;vrier 2011</a>). J&#39;ai dit voil&agrave; j&#39;ai envie de. Revenir, nous savions que. C&#39;&eacute;tait dans le contrat, la moelle, la boussole tachycarde cousue sur l&#39;intestin. Envie de l&eacute;cher toutes les foug&egrave;res de ses landes lors du gris-bleu du hors-&eacute;t&eacute;. Rupture, duret&eacute;, ermitage, souffle, marche, s&rsquo;asseoir en tailleur, r&eacute;colter le gui le long de l&#39;Abreuvoir, se taire &agrave; son c&ocirc;t&eacute;, c&ocirc;tier. Y revenir, redevenir l&agrave;-bas, m&#39;y recueillir et cueillir des ampleurs en silence, pas &agrave; pas de loup gorg&eacute; de mousses. Les faisceaux y tartinent la nuit comme des couteaux &agrave; beurre. <i>&Agrave; bord, je suis le ma&icirc;tre</i> dit la chanson du capitaine. Ouessant me correspond&nbsp;je ne saurais justifier<a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/feuillestomates.jpg" onclick="window.open(this.href, '', 'resizable=no,status=no,location=no,toolbar=no,menubar=no,fullscreen=no,scrollbars=no,dependent=no,width=1000,left=80,height=539,top=50'); return false;"><img align="left" alt="" border="0" height="136" hspace="5" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/feuillestomates.jpg" vspace="5" width="240" /></a> m&ecirc;me si Mol&egrave;ne a plu, m&ecirc;me si <a href="http://www.kabaod.com/videos/#mezoganet" target="_blank">Groix</a> a plu, m&ecirc;me <a href="http://www.kabaod.com/videos/#L%27apparition" target="_blank">voir sa fin</a> a plu. Moines, <a href="http://www.kabaod.com/videos/#enezvriad" target="_blank">Br&eacute;hat</a>, <a href="http://www.kabaod.com/videos/#yeu" target="_blank">Yeu</a>, tout cet armada comme des hectares d&#39;Avalon, des clochers d&#39;Ys. Avec leurs yeux cousins tourn&eacute;s vers. Enez Eussa, <i>Uxisama</i>, la plus haute, la plus &eacute;loign&eacute;e, la plus terrifiante &agrave; joindre quand ses courants saluent le sabot du grand vent. Eussa, <i>Uchaf</i>, nettoie, d&eacute;terre, saupoudre des sels importants que filtrent les cils. Qu&#39;importe le bavardage de l&#39;&icirc;lien, sa frontalit&eacute;, son vin&nbsp;: portuaire jusqu&#39;&agrave; l&#39;os je connais la chanson.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans la malle j&#39;emporterai mais il nous reste un mois. Parce que le Caillou n&eacute;gocie son th&eacute;&acirc;tre, d&eacute;cide de l&#39;accueil. Nous sillonnerons, certes, mais &ccedil;a appelle tellement fort qu&#39;il faudra &eacute;galement devenir &eacute;peron immobile, lentille de Fresnel, lichen et abeille noire. Bien des matins, fou de Bassan apr&egrave;s le th&eacute;, la ros&eacute;e m&#39;aura impliqu&eacute; jusqu&#39;au genou (pr&eacute;voir quatre pantalons). Dans la vision surgissent des crissements de calame le nez plein de suie, le jus du pinceau la gravure sur argile, des notes &agrave; rassembler et des livres et des livres et des livres &agrave; m&acirc;cher, quadrag&eacute;sime de quatorze jours et douze nuits, avec peut-&ecirc;tre la finition de ce<a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/fleurtomate.jpg" onclick="window.open(this.href, '', 'resizable=no,status=no,location=no,toolbar=no,menubar=no,fullscreen=no,scrollbars=no,dependent=no,width=1000,left=80,height=535,top=50'); return false;"><img align="right" alt="" border="0" height="137" hspace="5" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/fleurtomate.jpg" vspace="5" width="257" /></a> tricot longtemps oubli&eacute; au seuil de mon Enfer. Yeats, Blake, des &eacute;tudes, des po&egrave;tes, des mythes, le ha&iuml;ku enfin retaill&eacute; dans son &eacute;troit diamant. Puis les colonnes &eacute;piques. Un son de harpe, de carpe, le feutre d&#39;une fl&ucirc;te coch&eacute; sur des horizons bleu p&acirc;le par triolets et si b&eacute;mol avec pour &acirc;me ces langueurs du Japon attentif, cette celte gravit&eacute; qui r&eacute;cite du fond d&#39;une panse les Highlands brout&eacute;s, les navigations. Autrefois dans mes nuits je tombais dans des puits, montais des ziggourats. Je travaille tellement ce besoin de sortir faucille au poing de ce paquet de r&eacute;cifs et des courants accident&eacute;s. Je sais que je peux subir le feu, le sacre, parce que ce n&#39;est pas loin si j&#39;en crois le fr&eacute;tillement <i>sardine aluminium</i> l&#39;aimant &agrave; la pointe de la boussole, cadran solaire, mon talent r&eacute;siduel. Froncer des sourcils pour chasser des brumes, &ccedil;a je peux. Il le faut. Voir son sang, j&#39;ai un mois pour enfin tenir entre le pouce et l&#39;index, la pince du crabe, le nerf et le sens, la d&eacute;livrance, travailler le savoir-faire d&#39;une magie petite cependant branche de l&#39;arbre, crosse d&eacute;roul&eacute;e, ferveur de la tourbe, si vous saviez comme je suis calme devant ces vents violets et frais.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Parall&egrave;lement nous alimenterons le carnet, le journal, notre p&eacute;rim&egrave;tre de<a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/carnacalignementmaison.jpg" onclick="window.open(this.href, '', 'resizable=no,status=no,location=no,toolbar=no,menubar=no,fullscreen=no,scrollbars=no,dependent=no,width=1000,left=80,height=544,top=50'); return false;"><img align="left" alt="" border="0" height="158" hspace="5" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/carnacalignementmaison.jpg" vspace="5" width="294" /></a> souvenirs, mouvements de v&eacute;cu sc&eacute;naris&eacute;s plus tard, des jours deviennent des heures, des heures deviennent des minutes, des secondes deviennent intemporelles. Douze et quatorze, autant s&#39;attendre &agrave;. Avec et selon, au risque de. Puis tout ce temps sur place, bruines ou embellies, aurores impromptues et soirs audacieux, lui, moi, la marmite et le loisir, l&#39;histoire d&#39;amour plus rebelle que le sexe id&eacute;al. La romance et le r&eacute;sum&eacute;, le fruit, le jus de cuisson. On apprend. Depuis 2005 on apprend. Depuis septembre 1990 on apprend &agrave; se. Cadrer, essuyer l&rsquo;&oelig;il, choisir les captures, profiter avec ou sans, on entend, on d&eacute;laisse ou tente, guette, triture le temps au s&eacute;cateur pour approcher du miel, du beurre, du genou foul&eacute;. C&#39;est pour soi mais pas que, on partage &agrave; demi-nu, les chairs que nous mangeons, le trottoirs des mers et des &icirc;les et des mers et des falaises et des plages et des mers. Quand je regarde obstin&eacute;ment les &eacute;pisodes je pense beaucoup &agrave;, je r&eacute;vise et envisage, corrige pour plus tard, foule mon raisin pour la pierre &agrave; encre et le b&acirc;ton<a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/minaouettomates.jpg" name="tomates" onclick="window.open(this.href, 'Minaouet', 'resizable=no,status=no,location=no,toolbar=no,menubar=no,fullscreen=no,scrollbars=no,dependent=no,width=1000,left=80,height=541,top=50'); return false;"><img align="right" alt="" border="0" height="116" hspace="5" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/minaouettomates.jpg" vspace="5" width="194" /></a> biseaut&eacute;. On se filme &agrave; demi-mots, la passoire &agrave; la main. Le celte, le n&eacute;olithique, l&#39;armoricain, les fronti&egrave;res oc&eacute;anes. Le blues des finist&egrave;res. Puis nous deux gar&ccedil;ons l&rsquo;&oelig;il et l&#39;oreille compl&eacute;mentaires, du logo jusqu&#39;au dernier mot. Au d&eacute;barcad&egrave;re nous passerons la fronti&egrave;re lourds d&#39;images &agrave; interpr&eacute;ter dans la fid&eacute;lit&eacute; du contexte, l&#39;imp&eacute;ratif du vu et v&eacute;cu et savour&eacute;. Des journ&eacute;es &agrave; vanner, reluire, cadencer, d&eacute;crire, suer, introduire. C&#39;est tellement grand, une journ&eacute;e d&#39;amour sur un sol peign&eacute; par le vide et le sel. Ensuite partager notre soupe.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; La maisonnette est lou&eacute;e. J&#39;ai un mois devant moi. Le cheval piaffe, il va se passer comme une &eacute;rudition du puits, une s&eacute;cr&eacute;tion des tourbes, des gerbes blanches. La h&acirc;te m&#39;obs&egrave;de, sortir du continent m&#39;obs&egrave;de, le bateau, le bagage, les rayons et la corne, le fumet de la coquille, le sevrage. Vivement l&#39;Irlande et l&rsquo;&Eacute;cosse, les fjords scandinaves. Ouessant ma copine ma troisi&egrave;me fois mon ventricule. Ta seule beaut&eacute; me casse comme un &oelig;uf, r&eacute;veille mes ardeurs de magicien, mon goudron d&#39;&eacute;crivain, le calligraphe. Roux et maigre et ces yeux verts longs cils qui devinent des verges sous des tables, th&eacute; vert ou whisky pour porte de la perception. Calame et calme. Je me pr&eacute;pare, Ouessant, &agrave; boucler ta route, &agrave; brouter le reste de tes falaises, me r&eacute;concilier avec et contre. Pour, selon. La po&eacute;sie, le mouvement de l&#39;encre des couleurs des sons, le film t&ocirc;t et tard pour donner. Tu es mon calendrier, mon &eacute;cuelle, l&#39;extr&ecirc;me &eacute;pouse de mes semelles, ma petite b&ecirc;tise si belle et isol&eacute;e, si mesquine sous le gris du nuage je m&#39;en fous du roux qu&#39;on reproche je serai tel, debout, la bouche cass&eacute;e, tordue de phrases nouvelles. De signes imprononc&eacute;s.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/carnacajoncs2pierres.jpg" onclick="window.open(this.href, '', 'resizable=no,status=no,location=no,toolbar=no,menubar=no,fullscreen=no,scrollbars=no,dependent=no,width=1000,left=80,height=563,top=50'); return false;"><img align="middle" alt="" border="0" height="287" hspace="0" src="http://www.kabaod.com/wp-content/uploads/carnacajoncs2pierres.jpg" vspace="5" width="509" /><br />
	</a></p>
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